Contact/s:
Annie Soulier
annie.soulier@ifip.asso.fr
Manure Cooling, a Practice for Reducing Energy Consumption and GHG Emissions of Pig Buildings with Slurry Systems
France
Temperate Climate

- Less GHG emissions
- Less ammonia emission
- Reducing energy consumption
Thematic Areas
Production System/s
Summary for Practicioners on the Main Finding(s)/Innovative solution(s)
France, like the European Union, aims to achieve carbon neutrality in 2050 by reducing greenhouse gas emission in all sectors. Pig farming accounts for 6% of livestock-related greenhouse gas emissions in France. For pig farms with slurry systems, GHG emissions linked to effluents are dominated by methane. Ammonia is indirectly involved because of its contribution to the formation of nitrous oxide, another greenhouse gas with a major impact on global warming.
Manure cooling is a technique based on recovering heat from slurry stored in pig farms. A heat-transfer fluid circulates through a network of pipes installed at the bottom of the pre-pit, allowing heat exchange with the slurry. This system transfers the recovered heat to a heat pump connected to a hot water tank or a heating system, for example, to preheat the air in farrowing units. While the primary goal of this technique is to reduce energy consumption, it can also help reduce the environmental impact of pig farms, with French trials conducted by Ifip showing a 20% reduction in ammonia emissions and a 60% reduction in methane emissions. However, this technique is better suited to new buildings, as the pipe network must be embedded in the concrete slab of the pre-pit; installing it in existing buildings would significantly reduce the available storage volume of slurry within the facility.
Summary for Practicioners in Native Language
La France, comme l’Union Européenne, se fixe d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, avec des réductions des émissions de gaz à effet de serre applicables à tous les secteurs d’activités. L’élevage porcin représente 6% des émissions de GES liées à l’élevage en France. Pour les élevages en système lisier, les émissions de GES liées aux effluents sont dominées par le méthane. L’ammoniac est indirectement impliqué car elle contribue à la formation de protoxyde d’azote, autre GES fortement impactant sur le réchauffement climatique.
La lisiothermie est une technique basée sur la récupération des calories des lisiers stockés en porcherie. Un liquide caloporteur circule dans un réseau de tubulures installé en fond de préfosse permettant l’échange calorique avec le lisier. Il permet d’acheminer les calories vers une pompe à chaleur reliée à un ballon d’eau chaude ou à un système de chauffage pour pré-chauffer l’air de maternité par exemple. Si l’objectif initial de cette technique est la réduction de la consommation d’énergie, elle peut aussi contribuer à réduire l’impact environnemental des porcheries avec, d’après des essais français conduits par l’Ifip, un abattement de 20% sur l’ammoniac et de 60% sur le méthane. Néanmoins, cette technique est plutôt à réserver aux nouveaux bâtiments ; le réseau de tubulures devant être inséré dans la dalle béton de la préfosse ; son installation en bâtiments existants conduisant à une réduction notable du volume de stockage des lisiers en bâtiment.